Compagnies aériennes : Comment font les low-costs pour proposer des prix aussi attractifs et être rentables ?

Beaucoup s’alerte des prévisions financières revues deux fois de suite à la baisse pour 2019 du géant irlandais, Ryanair. Or à y regarder de plus près, il ne semble pas que la compagnie aérienne ait d’énormes soucis à se faire. En effet, le plus grand transporteur aérien low cost européen prévoit de réaliser, tout de même, un bénéfice estimé à 1,2 milliard d’euros cette année (contre 1,3 milliard d’euros en 2018).

Ryanair + low cost + billet d avion

Mais comment font les compagnies aériennes low costs pour offrir de tels prix ?

Certes, l’époque des vols à 1€ avec Ryanair pour appâter le client est désormais révolue. Cependant, on peut encore trouver des aller-retours pour Rome, Copenhague ou Madrid n’excédant pas les 40 euros. Avec WOW Air ou Norwegian, il est aussi désormais possible de traverser l’Atlantique pour des prix dérisoires (100 € pour un Paris – New York).

On peut donc se poser la question de savoir si de tels prix ne représentent pas des ventes à perte. La réponse est que bien souvent juste la vente du ticket d’avion n’est pas rentable pour les low costs. Ces compagnies aériennes doivent alors mettre la main au portefeuille, car le prix du billet acheté ne permet pas à lui seul de couvrir les taxes d’aéroport.

Pour être rentables, les low costs misent sur les extras. C’est ainsi qu’aujourd’hui Ryanair est devenue la compagnie aérienne européenne la plus rentable. Tout se paie chez Ryanair que ce soit pour emporter un bagage, pour choisir son siège ou même monter à bord de l’avion en premier. Evidemment, tous ces options n’ont aucun coût pour la compagnie aérienne. Cela est donc du pur bénéfice.  

 

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Chaque extra est payant et pourtant les avions ne désemplissent pas

Malgré les critiques que ces surcoûts peuvent créer, les avions de la low cost irlandaise ne désemplisse pas. Selon les dires de Ryanair, ses vols seraient complets 5 jours 7.

Mais comment rentabiliser alors les vols moins rentables ? La stratégie diffère des compagnies régulières. Ryanair mise plutôt sur la vente massive de billets d’avion à prix réduits, et donc à perte, achetés à l’avance que sur la vente de billets d’avion en dernière minute à prix d’or. Les revenus générés par la vente d’extras permettent ainsi de récupérer les pertes subies des billets d’avions vendus à prix réduits.

 

=> Low cost : Le long-courrier low cost en perte de vitesse ?

 

On retrouve cette stratégie commerciale chez tous les transporteurs aériens low costs. Certaines low costs ont même poussé le modèle encore plus loin. Aujourd’hui, la low cost hongroise, Wizz Air réalise plus de bénéfices grâce à la vente d’extras qu’à la vente de billets d’avion. Ça n’est pas pour rien qu’en novembre dernier, Ryanair a décidé également de faire payer tout second bagage à main.

 

Norwegian AIr + low cost + billet d avion

 

Ce modèle économique est-il vraiment sans faille ?

On remarque que les compagnies aériennes low costs longs courriers ont dû mal à tenir en basant leur stratégie sur ce modèle économique. La vente unique d’extras ne leur suffit pas pour être rentables. De plus, celles-ci ne peuvent pas disposer de la cadence effrénée de rotations des low costs courts courriers.

 

=> Compagnies aériennes : Série noire chez les compagnies aériennes low-costs

 

De plus, cette stratégie commerciale ne semble pas faire ses preuves dans les pays en voie de développement. Certaines compagnies aériennes se sont lancées dans ce créneau en Asie, mais n’arrivent pas être rentables. On y remarque que les passagers ont tendance à préférer de se passer de tout extra possible pour profiter pleinement du vol à bas prix.

Quant aux pays développés, on peut s’attendre à voir ce modèle être poussé encore plus loin. Les billets d’avion seront donc de moins en moins chers, mais il faudra être prêt à payer plus pour tout complément à bord.

 

Bien que les prix des billets d’avion ne cessent de diminuer et que tous les extras deviennent de plus en plus chers, les compagnies aériennes ont toujours l’obligation d’indemniser les passagers lors d’un vol retardé, annulé ou surbooké.

Beaucoup d’entre elles tentent de proposer des indemnités moindres que les montants fixés par la réglementation européenne (250, 400 et 600 € variant en fonction de la distance). C’est pour cela que Vol-Retardé peut vous venir en aide et obtenir la compensation à laquelle vous avez droit.

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